 |  |  | Les
makilas, sandales, chisteras, pelotes, symboles du mode de vie d'un
peuple constituent le riche patrimoine artisanal du Pays Basque.

| Le
Makila | 
| Le
Makila est le bâton traditionnel basque. Si certains
érudits pensent que le mot MAKILA viendrait de l'hébreu
MAKEL (bâton), il semble plus plausible à d'autres
que son éthymologie serait née du mot "BACULUS"
qui, veut dire bâton en bas latin , le mot MAKILA ne
viendrait-il pas, tout simplement, de la traduction littérale
basque EMAKHILA, voulant dire : donner la mort ? Solide compagnon sur la route des marchés
ou sur les sentiers de montagne le makila fait partie intégrante
de la vie des Basques. Cette canne de valeur inestimable car d'ordre sentimental
porte toujours gravé sur le manche une devise " ene
bideko laguna " mon compagnon de route. C'est un honneur de
recevoir en cadeau le makila, pourtant seuls deux artisans
continuent la fabrication de cette canne de néflier.
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| Quelques
devises parmi les plus courantes |

| Une
arme redoutable | Le
makila peut se transformer en arme redoutable, grâce à
son aiguillon dissimulé à l'intérieur. Interdit
autrefois suite à des bagarres il n'est plus utilisé
de nos jours qu'à des fins décoratives.

| La
fabrication |
Sa
fabrication est un art véritable. Sa matière première
le néflier sauvage : les branches doivent être travaillées
sur pieds à la sève montante, coupées quelques
mois plus tard et séchées ensuite durant de nombreuses
années puis placées dans un four afin de faire sauter
l'écorce et teintées à la chaux vive. Vient l'étape suivante la mise en place du pommeau
et de la pointe en acier. L'artisan doit alors graver les métaux
à la lime ou au guillocher on y grave le nom du propriétaire,
la date de fabrication , le nom de l'artisant ce qui en fait une
oeuvre unique et explique son prix élevé.

| L'espadrille ( espartina ) |

| Quelques
artisans continuent à perpetrer la fabrication de l'espadrille;
Mauléon en est la capitale. Autrefois, elle chaussait
le pied du pauvre. Sa semelle qui jadis etait trempée
dans le goudron afin d'en limiter l'usure, est aujourd'hui
en caoutchouc. sa conception est à moitié manuelle
, moitié mécanique. La mode s'étant emparée de
l'espadrille, elle est devenue de nos jours plus fantaisiste.
Malgré ce regain de popularité cet artisanat
souffre aujourd'hui d'un manque de main d'oeuvre.
La
légende des 3 Etche Les premières difficultés dans l'industrie de l'espadrille,
apparaissent en 1935. Elles suscitent la création d'une nouvelle
sandale, la "REGUM", plus adaptée à la pluie et à l'humidité.
Elle fut accueillie avec succès et est, à l'origine du "Pataugas".
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La
renommée mondiale de cette chausure doit tout à son créateur René
Elissalde. Pour assurer la promotion de son produit, il organise
un tour de France de 3 marcheurs, les trois Etche : Etchegoyhen,
Etcheverry, Etchebarne.
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