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Les makilas, sandales, chisteras, pelotes, symboles du mode de vie d'un peuple constituent le riche patrimoine artisanal du Pays Basque.

Le Makila
 

Le Makila est le bâton traditionnel basque. Si certains érudits pensent que le mot MAKILA viendrait de l'hébreu MAKEL (bâton), il semble plus plausible à d'autres que son éthymologie serait née du mot "BACULUS" qui, veut dire bâton en bas latin , le mot MAKILA ne viendrait-il pas, tout simplement, de la traduction littérale basque EMAKHILA, voulant dire : donner la mort ?
Solide compagnon sur la route des marchés ou sur les sentiers de montagne le makila fait partie intégrante de la vie des Basques.
Cette canne de valeur inestimable car d'ordre sentimental porte toujours gravé sur le manche une devise " ene bideko laguna " mon compagnon de route. C'est un honneur de recevoir en cadeau le makila, pourtant seuls deux artisans continuent la fabrication de cette canne de néflier.

Quelques devises parmi les plus courantes











ihes etsaiak ( fuis l’ennemi )
zelhai eta mendiko on naiz nun nahiko ( pour la plaine ou la montagne, je suis bon partout )
nere bideko laguna ( mon compagnon de route)
hitza hitz ( une parole est une parole)
hitzemana zor ( une promesse est une dette)
gogor etsaiari gozo jabeari ( dur à l’ennemi, doux au possesseur )
nerekin beti zuzen ( avec moi toujours droit)
makhila eskuan nabila munduan ( le makhila en main, je vais de par le monde )
nerekin inoren beldur ( avec moi il n’y a pas de crainte de personne)
nere laguna eta laguntza ( ma compagne et aide).
idiak adarretik gizona hitzetik( on reconnaît les taureaux à leurs cornes, l'homme à sa parole )
gau ilhunarekin har makhila zurekin ( Pour la nuit obscure, prends le makhila avec toi )


Une arme redoutable
Le makila peut se transformer en arme redoutable, grâce à son aiguillon dissimulé à l'intérieur. Interdit autrefois suite à des bagarres il n'est plus utilisé de nos jours qu'à des fins décoratives.

La fabrication

Sa fabrication est un art véritable. Sa matière première le néflier sauvage : les branches doivent être travaillées sur pieds à la sève montante, coupées quelques mois plus tard et séchées ensuite durant de nombreuses années puis placées dans un four afin de faire sauter l'écorce et teintées à la chaux vive.
Vient l'étape suivante la mise en place du pommeau et de la pointe en acier. L'artisan doit alors graver les métaux à la lime ou au guillocher on y grave le nom du propriétaire, la date de fabrication , le nom de l'artisant ce qui en fait une oeuvre unique et explique son prix élevé.


L'espadrille ( espartina )

Quelques artisans continuent à perpetrer la fabrication de l'espadrille; Mauléon en est la capitale. Autrefois, elle chaussait le pied du pauvre. Sa semelle qui jadis etait trempée dans le goudron afin d'en limiter l'usure, est aujourd'hui en caoutchouc. sa conception est à moitié manuelle , moitié mécanique.
La mode s'étant emparée de l'espadrille, elle est devenue de nos jours plus fantaisiste.
M
algré ce regain de popularité cet artisanat souffre aujourd'hui d'un manque de main d'oeuvre.

La légende des 3 Etche
Les premières difficultés dans l'industrie de l'espadrille, apparaissent en 1935. Elles suscitent la création d'une nouvelle sandale, la "REGUM", plus adaptée à la pluie et à l'humidité. Elle fut accueillie avec succès et est, à l'origine du "Pataugas".

La renommée mondiale de cette chausure doit tout à son créateur René Elissalde.  
Pour assurer la promotion de son produit, il organise un tour de France de 3 marcheurs, les trois Etche : Etchegoyhen, Etcheverry, Etchebarne.


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